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Taxe Carbone Par Benoit E.
le 11/12/2009 17:29
Etant donné le mécanisme retenu par la France, nous pouvons nous interroger sur l’intérêt d’utiliser le terme taxe qui implique immédiatement une réaction hostile de nos concitoyens. De plus, comme le confirme les associations de consommateurs, la taxe carbone reste mal comprise par une majorité de Français. Or, les consommateurs veulent du concret, ils veulent savoir quel impact aura cette taxe sur leur budget.
Pour répondre à cette demande légitime, l’association CLCV a mis en ligne un simulateur Taxe Carbone à l’adresse suivante : www.taxe-carbone.clcv.org
A titre d’exemple, le coût de cette taxe sera de 4 centimes d’€ par litre d’essence. En France, suite aux chocs pétroliers et à la politique d'économie d'énergie qui en a découlé, l'intensité énergétique primaire a diminué de près de 20% entre 1970 et 2004. L’intensité énergétique est une mesure de l'efficacité énergétique d'une économie (rapport de la consommation d’énergie au PIB). L'intensité énergétique d'un pays dépend de nombreux facteurs. Par exemple, elle varie en fonction du niveau de vie et du climat. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Non, bien sûr car dans le même temps :
La seule réduction des émissions par unité produite est, dans le cas contraire, traduite par une hausse plus forte du nombre d'unités consommées et de la consommation globale. Je ne partage donc pas l’avis de certaines associations de consommateurs qui affirment que les comportements des particuliers n’évolueront pas par la contrainte. Cette taxe est un premier message fort pour indiquer que le changement climatique est une réalité et qu’il nous faut en tenir compte.
Dommage que le mécanisme soit compliqué et pas très lisible. Les français peuvent comprendre la contrainte à l’instar de la réussite du bonus-malus automobile. La prochaine étape ?
Comme l’a souligné à juste titre Michel Rocard, président de la conférence d'experts, il faut dissuader la consommation d'énergie en général et pas seulement les énergies fossiles. On peut cependant imaginer que le Gouvernement Français continuera à «privilégier» sa filière nucléaire contre vents et marées. benoit@anne-et-vous.com
| Après de longs mois de discussions, de débats, de revirements, les modalités de la mise en œuvre de la taxe carbone ont été arrêtées. Cette taxe sera opérationnelle en 2010 et son coût a été fixé à 17 euros par tonne de CO2 émise. Cette taxe ne devrait pas ramener un centime à l’état puisqu’il s’engage à compenser intégralement les sommes collectées sous la forme d’une baisse de l’impôt sur le revenu ou de chèques «verts» pour les ménages non imposables. | ![]() |
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A titre d’exemple, le coût de cette taxe sera de 4 centimes d’€ par litre d’essence. En France, suite aux chocs pétroliers et à la politique d'économie d'énergie qui en a découlé, l'intensité énergétique primaire a diminué de près de 20% entre 1970 et 2004. L’intensité énergétique est une mesure de l'efficacité énergétique d'une économie (rapport de la consommation d’énergie au PIB). L'intensité énergétique d'un pays dépend de nombreux facteurs. Par exemple, elle varie en fonction du niveau de vie et du climat. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Non, bien sûr car dans le même temps :
- La surface totale de logements a presque doublé ; la meilleure isolation des logements n'a pas été affectée à une baisse de la consommation, mais à une augmentation des surfaces chauffées.
- Il faut moins de kérosène qu'avant pour faire voler un avion, mais il en vole considérablement plus
- Les voitures sont assurément plus économes aujourd'hui qu'il y a 30 ans mais elles sont plus nombreuses et parcourent plus de kilomètres.
- Les réfrigérateurs d'aujourd'hui sont une merveille d'économie, comparés aux monstrueuses machines polluantes qu'ils étaient dans les années 60 mais… le réfrigérateur de 150 litres a été troqué contre un autre de 350 litres auquel on a adjoint un congélateur.
La seule réduction des émissions par unité produite est, dans le cas contraire, traduite par une hausse plus forte du nombre d'unités consommées et de la consommation globale. Je ne partage donc pas l’avis de certaines associations de consommateurs qui affirment que les comportements des particuliers n’évolueront pas par la contrainte. Cette taxe est un premier message fort pour indiquer que le changement climatique est une réalité et qu’il nous faut en tenir compte.
Dommage que le mécanisme soit compliqué et pas très lisible. Les français peuvent comprendre la contrainte à l’instar de la réussite du bonus-malus automobile. La prochaine étape ?
Comme l’a souligné à juste titre Michel Rocard, président de la conférence d'experts, il faut dissuader la consommation d'énergie en général et pas seulement les énergies fossiles. On peut cependant imaginer que le Gouvernement Français continuera à «privilégier» sa filière nucléaire contre vents et marées. benoit@anne-et-vous.com
