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La liste de la rentrée Par Benoit E.
le 14/09/2009 09:27
Cela me fait un peu penser au bug de l’an 2000. La psychose régnait, ce sujet était le sujet incontournable à chaque réunion de travail. Puis le D-Day est arrivé, il est passé et nous sommes arrivés à la conclusion que quelques sociétés avaient bien profité de la situation. J’ai vraiment le même sentiment avec cette grippe.
Loin de me désintéresser de nos problèmes de santé, ce qui m’a interpellé encore une fois lors de cette rentrée scolaire, c’est la liste des fournitures pour cette même rentrée. Elle a encore pris de l’embonpoint. « Mais jusqu’où s’arrêteront-ils ? » comme dirait Coluche.
Des cahiers à petits ou grands carreaux, dans un format non standard avec le protège cahier jaune, lui aussi non standard, je passe sur les feuilles pour classeur de couleur jaune, bleue, rose et dont le nombre est imposé pour chaque couleur. Cette année, j’ai particulièrement « apprécié » la précision dans la taille des pinceaux ; je me souviens que sur la liste de mon fils était précisé taille n°2 et n°4. En regardant les pinceaux droits dans les yeux, je n’ai pas vu une différence fondamentale ! Certainement parce que je ne suis pas un professionnel.
Cette liste est si précise et si « non négociable » que les enfants n’envisagent même pas de ne pas l’avoir dans sa totalité le jour de la rentrée. Bien évidemment, cela génère une tension incroyable même pour des enfants qui rentrent en maternelle !
La veille de la rentrée, j’observais mes enfant préparer leur cartable, j’avais l’impression de voir des mercenaires en train de s’équiper, un peu comme Arnold Schwarzenegger qui se prépare à attaquer les méchants. Avec tout cela, nos enfants apprennent-ils mieux ? Cela reste à prouver.
Après la rentrée, je constate avec amertume que les cahiers non standards qui coûtent une fortune sont principalement utilisés pour coller des photocopies. Bonjour le gâchis.
Et ne parlons pas des fournitures de l’année précédente qui finissent dans un tiroir et à terme à la poubelle. Cela pourrait porter à sourire mais multiplié par le nombre d’élèves, cela pousse à se poser la question de l’utilité de tout cela. Les achats groupés et optimisés des fournitures ainsi qu’une utilisation commune et concertée de ces dernières est une réponse à cette problématique. En effet, la mise en place de cette solution pourrait réduire par 4 la quantité des fournitures et donc réduire dans les mêmes proportions le budget familial et les ressources nécessaires et ce, sans nuire à la qualité de l’apprentissage. De plus en plus, les enseignants évoquent en cours les problématiques liées à la nécessité de préserver les ressources. C’est une excellente chose puisque l’éducation des jeunes sur ces sujets est une priorité mais tout cela reste très théorique.
La réduction des fournitures scolaires : ne serait-ce pas un projet concret de mise en pratique de l’incontournable démarche vers le développement durable ?
| Après une année pendant laquelle nous avons été abreuvés de reportages sur la crise financière puis économique et ses conséquences sociales, les médias se sont emparés d’un nouveau sujet : La grippe A. Impossible en cette rentrée scolaire d’éviter le sujet ; quel que soit le support il est question de cette terrible grippe A qui pourrait stopper l’économie pendant plusieurs semaines. | ![]() |
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Et ne parlons pas des fournitures de l’année précédente qui finissent dans un tiroir et à terme à la poubelle. Cela pourrait porter à sourire mais multiplié par le nombre d’élèves, cela pousse à se poser la question de l’utilité de tout cela. Les achats groupés et optimisés des fournitures ainsi qu’une utilisation commune et concertée de ces dernières est une réponse à cette problématique. En effet, la mise en place de cette solution pourrait réduire par 4 la quantité des fournitures et donc réduire dans les mêmes proportions le budget familial et les ressources nécessaires et ce, sans nuire à la qualité de l’apprentissage. De plus en plus, les enseignants évoquent en cours les problématiques liées à la nécessité de préserver les ressources. C’est une excellente chose puisque l’éducation des jeunes sur ces sujets est une priorité mais tout cela reste très théorique.
La réduction des fournitures scolaires : ne serait-ce pas un projet concret de mise en pratique de l’incontournable démarche vers le développement durable ?
